L'histoire se contera dorénavant dans le souvenir
...
Après
Louis de Cazenave, né le 16 octobre 1897 à Saint-Georges-d'Aurac (Haute-Loire) et décédé le 20 janvier 2008 à Brioude, c’était le dernier Poilu
français. Et se prénommait
Lazare Ponticelli.
Il était né le 7 décembre 1887 à Bettola, petite ville d’Emilie-Romagne, au nord de l’Italie.
Une famille pauvre... Le père sert d’intermédiaire sur les marchés de bestiaux.
La mère s’occupe de ses cinq fils et de ses deux filles, tout en cultivant un lopin de terre.
En 1903, l’aîné des enfants meurt par manque de soins. Impossible de payer un médecin. Epuisé par les privations, le père décède à son tour. A 10 ans, Lazzaro part seul rejoindre ses frères qui
ont émigré en France. Arrivé à Paris, il erre pendant trois jours et trois nuits gare de Lyon, jusqu’à ce qu’un cheminot soit intrigué par ce gamin qui semble perdu. Il commence à l’interroger.
Pas de réponse. Lazare ne parle pas français. Il ne sait qu’un seul mot, le nom d’un bistrotier chez qui se retrouvent les immigrés originaires de Bettola. Heureusement, le cheminot connaît le
café en question et l’accompagne. Lazare sera ramoneur à Nogent-sur-Marne où vit une importante communauté italienne, coursier pour Pierre et Marie Curie, crieur de journaux… Il vendra notamment
L’Intransigeant, entre le Bon Marché et La Bastille. Il a gardé en mémoire le 31 juillet 1914, date de l’assassinat de Jaurès. Ce jour-là, il s’est retrouvé en rupture de stock.
Swan : C'était vraiment une mémoire vivante du passé ! Il à vu tout les changement ! Il a croisé l'histoire, les
évènements et il y a participé. Il n'a y plus personne pour nous conte le siècle dernier...
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France Info a écrit:
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CRETEIL, 12 mars 2008 (AFP) - Le Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) où vivait Lazare Ponticelli, dernier poilu de la guerre de 1914-1918 décédé mercredi
à 110 ans, lui rendra un dernier hommage lundi à 18H00, ainsi qu’à tous ses camarades morts pour la France, a annoncé la municipalité.
"Les Kremlinois étaient particulièrement attachés à ce citoyen qui a connu trois siècles et traversé deux guerres", a écrit le maire Jean-Luc Laurent, dans un communiqué. "Nous perdons
avec Lazare Ponticelli", qui vivait au Kremlin-Bicêtre depuis 1925 selon la municipalité, "une mémoire vivante de notre histoire et un citoyen exemplaire de notre République" qui avait
"pour constante préoccupation la nécessité de transmettre ce devoir de mémoire aux jeunes générations....
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Swan : Je pense que l'honorer c'est bien ! Mais le garder dans sa mémoire et transmettre son histoire, l'histoire
des "Poilus" est un devoir de mémoire personnel ! Voir même. national ! On oublie trop souvent dans les collèges, de les conter dans les livres d'histoires .... Ce qu'il a fait, il l'a fais en
remerciement de l'accueil de la Françe, pas pour les médailles ... Lazare Ponticelli, Voulait mourir en paix ! Jusqu'à son dernier souffle, il aura eu une
pensée et un geste pour ses camarades de guerre, et aura finalement accepté d'avoir les honneurs à sa mort, par l'Etat, à la condition exprès que soit inclus tous ceux qui se sont battu pour la
France : l'ensemble de ses camarades de combat, poilus Français et Musulmans !
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Matin Online a écrit:
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Avec Lazare Ponticelli disparaît le dernier combattant français de la guerre de 1914-1918, qui fit dix millions de morts , dont 1,4 million de
soldats français: paysans, employés, instituteurs, ouvriers, bretons ou auvergnats, tirailleurs marocains ou sénégalais, tués sur les coteaux de la Marne, dans les tranchées de Verdun ou
du Chemin des Dames.
Avec 1,4 million de soldats "morts pour la France", la France a connu une saignée sans précédent : 900 morts en moyenne par jour durant les 51 mois de guerre, du 1er août 1914 au 11
novembre 1918, avec 20.000 tués pour la seule journée du 22 août 1914 en Lorraine.
1,4 million de morts et aussi 3 millions de blessés, dont 1 million d'invalides, amputés ou gazés et 15.000 "Gueules cassées", ces soldats défigurés qui vont rappeler durant des années ce
conflit aux Français.
1,4 million de morts et aussi des centaines de milliers de veuves et d'orphelins. Des centaines de milliers de femmes qui remplacent les hommes, partis au front, dans les usines
d'armement, les écoles et les hôpitaux.
1,4 million de morts et presque autant de noms inscrits sur les monuments aux morts des 36.000 communes de France, dont une quinzaine seulement n'érigèrent pas de monument car aucun
soldat du village n'avait été tué. Mais aussi les mots "Tu ne tueras point" inscrits sur le monument aux morts d'Avion (Pas-de-Calais), ou "Maudite soit la guerre" sur celui de Gentioux
(Creuse).
1,4 million de morts, dont des milliers de disparus ou jamais identifiés dans la boue de la Marne ou de Verdun, symbolisés par le Soldat Inconnu qui repose sous la voûte de l'Arc de
Triomphe.
1,4 million de morts, la grande majorité dans la "zone rouge" allant de la Mer du Nord à la Suisse avec ces noms gravés dans l'Histoire de France: la bataille de la Marne et ses taxis
(septembre 1914); le Bois des Caures, les forts de Douaumont et de Vaux, la "Voie Sacrée" à Verdun (février-décembre 1916); le Chemin des Dames (printemps 1917) et l'échec sanglant de
l'offensive Nivelle suivis de mutineries.
1,4 million de morts et les 675 soldats fusillés sous l'uniforme français pour désertion, mutinerie, refus d'obéissance, ou crimes de droit commun, dont 49 au printemps 1917 au Chemin des
Dames.
1,4 million de morts, dont le soldat Pierre-Auguste Trébuchon, tué sur les bords de la Meuse le 11 novembre 1918 à 10h50, dix minutes avant la sonnerie du cessez-le-feu à la onzième heure
du onzième jour du onzième mois de 1918.
"Plus jamais ça", dirent alors certains poilus. D'autres affirmèrent que cette guerre serait "la der des ders"...
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Au faites est ce que vous savez pourquoi on les appelaient les Poilus ? Non ?
On le surnoma les poilu, car les soldats lors de la Première Guerre mondiale, du fait de leurs conditions de vie dans les tranchées, ils laissaient pousser barbe et moustache et de retour à
l'arrière, ils paraissaient tous poilus ...
Extrait d'une lettre d'un soldat à un ami (tiré de "
Parole de poilus",un recueil de correspondances)
Le poilu c'est celui que tout le monde admire,mais ont on s'écarte lorsqu'on le voit monter dans un train,rentrer dans un café dans un restaurant,dans un magasin,de peur que ses brodequins
amochent les bottines,que ses effets maculent des vestons a la dernière coupe,que ses gestes effleurent les robes cloches,que ses paroles soient trop crues.
C'est celui que les officiers d'administration font saluer...
C'est celui a qui l'on impose dans les hôpitaux une discipline dont les embusqués sont exempts...
Le poilu , c'est celui dont personne a l'arrière ne connaît la vie véritable......
C'est celui qui ne parle pas lorsqu'il revient pour 8 jours dans sa famille et son pays,trop occupé de les revoir,de les aimer.....
A -t-on vu expliquer dans la presse que le poilu,c'est encore le seul espoir de la France,le seul qui garde ou prend les tranchées, malgré l'artillerie, malgré la faim, malgré le souci, malgré
l'asphyxie..
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